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L’hydrogène est-il le carburant du futur ?

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Crédits photo : Nicolas Pauzié, Wikimedia Commons

Alors que plusieurs constructeurs ont récemment proposé des véhicules fonctionnant à l’hydrogène, on pourrait imaginer que ce carburant ait un avenir radieux devant lui. Cependant, pour y parvenir, il faudra qu’il vienne à bout de certains problèmes.

Le problème de l’extraction de l’hydrogène

Bien que l’hydrogène soit une énergie qu’on peut considérer comme propre, ce n’est pas toujours le cas de la manière dont il est extrait. Son extraction se fait majoritairement (95 %) à partir de recharges fossiles et, la plupart du temps, c’est en utilisant la technique du vaporeformage. Son principal inconvénient est de relâcher une très grande quantité de gaz dits à effet de serre. Avec ce procédé, l’hydrogène n’aura pas beaucoup d’intérêt sur le plan écologique.

Un prototype de voiture à hydrogène.      Source : PxHere

Il existe bien une méthode pour obtenir de l’hydrogène de manière écologique. Pour cela, il faut le prélever dans l’eau en utilisant l’électrolyse. Cependant, bien qu’efficace, c’est un procédé qui coûte pour le moment très cher et donc difficile à mettre en place.

Une distribution assez difficile

Le principal problème pour utiliser l’hydrogène comme carburant est sa distribution. C’est en effet une énergie assez difficile à transporter, ce qui coûterait très cher. Beaucoup de stations ont donc décidé de le produire sur place. Même si cela permet de réduire les coûts, ils restent tout de même très élevés. L’hydrogène est vendu 10 euros le kilo alors qu’une pompe pour exploiter l’hydrogène coûte presque 1 million d’euros.

Les stations de recharge difficiles à mettre en place.       Crédits photo : Bexim, Wikimedia Commons

Un carburant qui ne se destine pas aux particuliers

Même si plusieurs modèles à hydrogène sont déjà disponibles, ces derniers ne s’adressent pas aux particuliers. Ce seront en effet des véhicules destinés aux flottes et cela pourrait par exemple servir pour des transporteurs. En France, en 2028, il devrait y avoir entre 20 000 et 50 000 utilitaires légers et de 800 à 2 000 poids lourds, ce qui ne représenterait que 0,12 % du parc automobile national.