Acheter un Toyota Land Cruiser en 2025 relève désormais du défi financier ! Le mythique tout-terrain japonais, référence absolue de sa catégorie, vous demande maintenant près de 88 000 € pour avoir le privilège de le conduire en Espagne. Une somme qui fait mal au portefeuille et qui illustre parfaitement la folie des prix qui s’est emparée du marché du 4×4. Entre normes environnementales draconiennes, technologie à outrance et inflation galopante, le Land Cruiser devient un rêve inaccessible pour beaucoup d’acheteurs.
C’est exactement dans ce vide béant que débarque l’ICH-X K2, un nouveau venu aux origines chinoises mais distribué en Europe par l’italien DR Automobiles. Avec un prix fixé à 51 500 €, soit 36 450 € de moins que le Toyota (!), ce 4×4 mise sur une philosophie radicalement différente : simplicité, robustesse et positionnement sans chichis. Construit par BAIC et déjà vendu en Asie sous le nom de BJ40, il arrive en Espagne comme une alternative qui fait désordre sur un marché dominé par les SUV et les pick-up.
Pas de technologie hybride à la mode, pas de raffinement excessif, mais un vrai tout-terrain à l’ancienne : moteur diesel 2.0 de 163 chevaux, boîte automatique signée ZF, châssis séparé et transmission intégrale avec réducteur. Un cocktail qui fait du K2 un ovni sur le marché, entre véhicule de travail pour exploitants agricoles et 4×4 de loisir pour passionnés de chemins escarpés. Reste à savoir si cette proposition osée saura convaincre au-delà de son prix d’appel !
Le marché du 4×4 pris dans la tourmente des prix
Le marché du tout-terrain traditionnel vit une vraie révolution en Europe, et pas forcément dans le bon sens ! Entre la montée en flèche des SUV urbains, l’électrification forcée et la pression des normes CAFE qui tapent dur sur les véhicules les plus polluants, les vrais 4×4 se font de plus en plus rares… et de plus en plus chers !
1505 km d’autonomie : l’hybride qui pulvérise tous les records débarque en Europe à date confirmée
Le symbole de cette dérive ? Le Toyota Land Cruiser qui s’affiche désormais à partir de 87 950 € en Espagne – une somme proche de celle demandée pour un grand SUV premium ! Autant dire que ça pique sérieusement.
Cette envolée tarifaire a créé un vide énorme sur le marché. Peu de constructeurs européens ou japonais osent encore s’aventurer dans le segment du 4×4 compact et accessible. Ce vide, c’est pain bénit pour des marques moins connues, notamment venues de Chine, qui proposent des alternatives moins chères mais adaptées à un usage utilitaire et rural.
C’est exactement le pari qu’a tenté ICH-X avec le K2, un véhicule importé en Espagne par DR Automobiles. Affiché à 51 500 €, il promet l’essentiel : architecture robuste, capacités tout-terrain réelles et un prix inférieur de plus de 36 000 € à celui du Land Cruiser !
ICH-X K2 : l’infiltré chinois qui passe par l’Italie
Si son badge reste inédit en Espagne, le K2 n’a rien d’un inconnu dans le monde. Il s’agit en réalité du BAIC BJ40, un modèle déjà commercialisé en Asie et décliné sous différents noms selon les marchés. En Europe, il est importé et distribué sous la marque ICH-X par le groupe italien DR Automobiles, spécialiste des modèles chinois adaptés au marché européen.
La stratégie est limpide : occuper un créneau complètement déserté ! Avec une longueur contenue de 4,64 m, le K2 se positionne comme un 4×4 compact, plus proche d’un Jeep Wrangler que d’un Land Cruiser. Sa philosophie ne souffre d’aucune ambiguïté : offrir un vrai tout-terrain à châssis séparé, là où la majorité des SUV se contentent d’une transmission intégrale de façade ou d’un simple style baroudeur.
Foton Tunland G7 : le pick-up chinois format Hilux qui vous fait économiser 15 000€ sans compromis
En Espagne, il se retrouve donc seul dans sa catégorie, puisqu’il est actuellement le seul 4×4 pur de ce gabarit vendu sous les 55 000 €. Un positionnement qui pourrait séduire aussi bien les professionnels (forestiers, agriculteurs, exploitants) que les amateurs de franchissement du dimanche.
Fiche technique : la simplicité comme religion
Le moteur du K2 est volontairement classique : un bloc diesel 2.0 litres quatre cylindres, délivrant 163 ch. Une puissance modeste comparée au Land Cruiser, mais largement suffisante pour l’usage auquel il se destine. Ce choix d’une mécanique simple et éprouvée, sans hybridation ni suralimentation excessive, séduira une clientèle en quête de fiabilité et de coûts maîtrisés.
La transmission repose sur une boîte automatique ZF à 8 rapports – un vrai gage de qualité et de robustesse ! Elle est associée à une transmission intégrale avec réducteur électronique, permettant un vrai mode tout-terrain. Les capacités hors asphalte sont au rendez-vous avec des chiffres qui parlent :
• Garde au sol de 22 cm • Angle d’attaque de 37°, de sortie de 33°, et ventral de 23° • Capacité de franchissement de gués jusqu’à 50 cm
Des performances respectables qui le placent dans la catégorie des véritables franchisseurs, même si ses performances routières restent limitées : 160 km/h en pointe et une consommation annoncée de 10,3 l/100 km.
Les revers de la médaille : là où ça coince
Le K2 n’a rien d’un véhicule parfait, loin s’en faut ! Son moteur diesel, bien que fiable, n’est ni sobre ni performant. Ses 10,3 l/100 km en homologation officielle en font un véhicule coûteux à utiliser au quotidien. Sa vitesse de pointe de 160 km/h souligne son orientation utilitaire plus que routière.
Mais surtout, son arrivée en Espagne soulève LA question qui fâche : le réseau d’après-vente. Les volumes importés étant limités, la disponibilité des pièces détachées (phares, pare-chocs, airbags, garnitures intérieures) reste très incertaine. Un risque non négligeable pour les acheteurs potentiels, habitués à la tranquillité d’esprit offerte par Toyota, Jeep ou Land Rover.
Enfin, face au prestige du Land Cruiser, le K2 joue une partition complètement différente. Moins raffiné, moins technologique, il se contente d’offrir un rapport prix/capacité imbattable. Mais il ne pourra jamais prétendre à la même durabilité légendaire ou au même niveau de confort.
Un OVNI qui a sa place sur le marché espagnol
Avec ses qualités et ses défauts assumés, l’ICH-X K2 occupe une niche vraiment singulière. Il ne concurrence pas directement le Toyota Land Cruiser – ce serait présomptueux – mais offre une alternative réaliste à ceux qui recherchent un 4×4 simple, robuste et fonctionnel pour moins de 52 000 €.
À une époque où les SUV dominent le marché et où les tout-terrain purs disparaissent peu à peu, ce modèle démontre qu’il existe encore une vraie demande pour des véhicules utilitaires, accessibles et sans artifices technologiques.
Le K2 ne court pas après la vitesse ni l’image premium. Son credo est ailleurs : offrir un vrai 4×4 à l’ancienne, à un prix qui défie toute concurrence en Europe occidentale. Une stratégie risquée, mais qui pourrait bien séduire une clientèle lassée de la surenchère tarifaire et technologique des 4×4 traditionnels !