Une assurance auto est indispensable pour rouler en toute légalité. Elle est utile pour supporter les éventuels dommages qui pourraient résulter de la conduite. En matière d’assurance, les primes évoluent en fonction des risques encourus. Chez la plupart des compagnies, même si les jeunes conducteurs pensent opter pour l’assurance la moins chère, ils paient des primes assez élevées comparativement aux conducteurs expérimentés. Zoom dans cet article sur les raisons qui justifient ce coût élevé.

Comprendre l’expression « jeune conducteur »

Le terme « jeune conducteur » n’est pas forcément lié à l’âge du conducteur, car il se définit en fonction de l’ancienneté du permis de conduire. La notion n’existe d’ailleurs pas dans le Code de la route et encore moins dans le Code des assurances. Dans tous les cas, il est assez flagrant qu’une certaine discrimination à l’égard des conducteurs inexpérimentés est observée dans la fixation des coûts de leur assurance auto. Pour limiter les dépenses, il est possible de comparer les assureurs auto, afin d’opérer le meilleur choix possible en tant que jeune conducteur.

Parler de « conducteur novice » semble être plus approprié, car regroupant des personnes jeunes ou non dont le permis a moins de 3 ans. Toujours est-il que chaque assureur détermine à son niveau ce qu’il entend par jeune conducteur. Pour certaines compagnies, jusqu’à 30 ans, vous êtes un jeune conducteur alors que d’autres se limitent à 25 ans. Mais généralement, est considéré comme jeune conducteur :

  • toute personne, qu’elle soit jeune ou non, ayant un permis datant de moins de 3 ans ;
  • toute personne qui n’a jamais été assurée ou ne l’a pas été depuis plus de trois ans ;
  • tout automobiliste dont le permis a été annulé et qui est donc obligé de repasser le permis de conduire.

En fonction de la compagnie choisie, vous serez amenés à payer des primes plus élevées que la normale, celles d’un conducteur expérimenté.

Jeunes conducteurs, synonyme de risques plus élevés

La considération des risques occupe une place prépondérante dans la fixation du montant à payer pour s’assurer convenablement. Plus le risque est élevé, plus la prime à payer le sera également. En termes de risques, les statistiques sont claires : un jeune conducteur a trois à quatre fois plus de chances d’être à l’origine d’un cas d’accident grave ou mortel comparativement à un automobiliste expérimenté en considérant le kilométrage parcouru. En clair, le risque de sinistralité est aggravé pour le conducteur novice par rapport aux autres. Il s’agit donc de cette situation qui est prise en considération par les assureurs pour justifier la différenciation des coûts chez les différentes catégories de conducteurs. Une majoration des prix est observée chez les jeunes conducteurs afin de supporter les multiples risques qu’engendre cette classe d’automobiliste sur les routes.

Quelques chiffres fournis par l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) permettent de mieux cerner cette situation. Autour de 19 ans, les conducteurs novices sont plus exposés au risque d’accident. De plus, dans les trois mois qui suivent l’obtention du permis de conduire, le risque est multiplié par 2. Entre le quatrième et sixième mois, il est multiplié par 1,5. Presque 30 % des automobilistes sans assurance à la base d’accident ont entre 18 et 25 ans. Par ailleurs, pour les jeunes impliqués dans les accidents mortels, 25 % environ étaient sous l’influence de l’alcool et 20 % ont été contrôlé positif à au moins un stupéfiant.

Généralement, les hommes et les jeunes paient plus cher en matière d’assurance. Ceux-ci sont des sujets à risques très élevés en fonction des normes fixées par les assureurs.

Combien coûte alors l’assurance auto pour les jeunes conducteurs ?

À l’instar de tous les automobilistes, il est également fait obligation aux jeunes conducteurs de contracter au moins une assurance au tiers ou garantie responsabilité civile. Celle-ci permettra de faire face aux éventuels dommages matériels ou corporels qui résulteraient de sinistres responsables. En termes de coût, le jeune conducteur paie en moyenne une prime d’assurance annuelle tournant autour de 980 euros alors que celle des conducteurs chevronnés oscille autour de 500 euros.

Quand bien même l’État cautionne cette nette différence pratiquée, il n’en demeure pas moins vrai qu’il en limite la portée à travers un encadrement pour éviter les tarifs prohibitifs. À cet effet, la pratique du tarif élevée est limitée à trois ans à travers l’instauration d’une surprime. Cette dernière est précisée à l’article A.335-9-1 du Code des assurances qui la plafonne à 100 % de la prime de référence. Après une année sans sinistre responsable, elle décroît à 50 % pour la deuxième année avant de descendre à nouveau à 25 % pour la troisième année. Elle disparaît complètement à partir de la quatrième année.

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