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Crise managériale chez Renault à deux jours d’un donseil d’administration

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Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault. Crédit photo : Wikimedia Commons/World Economic Forum

À quelques jours du conseil d’administration de Renault, Carlos Ghosn, le PDG du groupe français se voit contraint de régler des problèmes managériaux pour pouvoir continuer la coalition avec Nissan et Mitsubishi.

Des départs à des postes clés

Selon Les Échos, Thierry Desmarest aurait démissionné de son poste d’administrateur indépendant chez Renault. Cette décision tombe à quelques jours d’un conseil d’administration majeur durant lequel une réforme de la gouvernance doit être actée. La tenue de ce conseil serait à la base du départ de Stefan Mueller, le directeur délégué à la performance qui était pressenti pour être le numéro 2 de Renault.

Crédit photo : Wikimedia Commons/PSA Group

Il était opposé à Thierry Bolloré, le directeur délégué à la compétitivité, pour ce même poste. Le choix sera fait jeudi prochain, un jour avant la présentation des résultats financiers de Renault. Les Échos rapportent que plusieurs administrateurs ont critiqué le processus de nomination du second de Carlos Ghosn, car ils le jugent opaque.

La méthode de gestion au cœur du problème

Ces démissions pourraient être dues à une divergence d’opinions sur la méthode de gestion adoptée malgré les performances de vente de Renault. Même si on ne sait pas encore quelle sera la nouvelle forme de gouvernance, seuls deux choix sont possibles : Carlos Ghosn peut nommer un numéro deux ou se désengager en remettant le pouvoir opérationnel à Thierry Bolloré. Il restera tout de même le président du conseil d’administration. Cette forme de gouvernance serait semblable à celle qu’il a appliquée un an auparavant chez Nissan.

Ce type de gouvernance est plébiscité par les marchés et l’exécutif français qui militent pour qu’un Français soit à tête de Renault. L’autre question est de savoir qui succédera à Carlos Ghosn pour mener l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. Si l’exécutif insiste pour placer un Français comme successeur de Carlos Ghosn, c’est parce qu’il désire une fusion de l’alliance. Ce à quoi l’actuel PDG se refuse : il plaide plutôt pour une consolidation et non une fusion.

Source :

La Tribune