Les actionnaires de Mitsubishi Motors, réunis mercredi en assemblée générale extraordinaire, ont approuvé la nomination de Carlos Ghosn en tant que président du conseil d’administration du constructeur d’automobiles, dont Nissan a pris 34 %.

« Merci pour votre approbation, je m’engage à défendre les profits des actionnaires et à œuvrer pour élever la croissance de l’entreprise à son maximum », a déclaré M. Ghosn en lisant un texte en japonais devant le parterre de petits porteurs, selon les images retransmises sur Internet.

Les actionnaires se sont toutefois montrés critiques sur le maintien d’ex-responsables à des postes-clés, dont celui de directeur général laissé à Osamu Masuko.

« Je promets d’agir pour que Mitsubishi Motors recouvre la confiance après le scandale de falsification de données. […] Cela doit être fait dans la transparence qu’il est de ma responsabilité de garantir en tant que président », a insisté M. Ghosn. « Nous allons tout faire pour que l’alliance avec Renault et Nissan soit utilisée au maximum tout en préservant et en respectant la marque et l’indépendance de Mitsubishi Motors. J’ai foi dans notre capacité à réussir la partie qui s’ouvre aujourd’hui », a-t-il conclu.

Rétribuer les talents

M. Ghosn, qui est aussi à la tête de Renault et Nissan, va ainsi pouvoir superviser la restructuration de Mitsubishi Motors, même s’il dit laisser les autres dirigeants commander sur le terrain. Sur la base des nouvelles dispositions adoptées, le conseil d’administration de Mitsubishi Motors, qui comptait jusqu’à présent 10 membres (dont 4 externes), passe à 11 membres (dont 6 externes).

D’autres propositions ont également reçu l’aval des actionnaires, dont une résolution portant sur une réforme des rétributions et une réévaluation des émoluments des administrateurs, justifiée, selon la direction, par la nécessité d’attirer des talents qui doivent être rémunérés à la hauteur de leurs responsabilités et des résultats obtenus. Une proposition qui va défriser Emmanuel Macron qui aurait aimé, alors qu’il était ministre de l’Économie, ramener les émoluments de Carlos Ghosn à de plus justes proportions.

Il s’agit tout au contraire de la doctrine socialiste, selon Mitsubishi Motors, « d’améliorer la gestion de l’entreprise, et de lier clairement la rémunération des administrateurs à leur rôle pour accroître durablement sa valeur », conformément à la philosophie de Carlos Ghosn qui veut aussi des administrateurs externes actifs.

Le géant automobile japonais Nissan a bouclé, fin octobre, le rachat d’une participation de 34 % dans son compatriote Mitsubishi Motors qui s’est fourvoyé dans un scandale de manipulation de données relatives aux performances de ses véhicules.

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Marc
Fondateur de PassionAndCar.fr, je suis désormais le rédacteur en chef et je partage l'actualité automobile à ne pas louper, ainsi que des innovations, dernières voitures à découvrir, motos, et conseils utiles au quotidien pour vivre bien avec son auto.